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Le Secrétariat Politique élargi du Rta-S s’est réuni le 05 avril 2007 pour examiner, entre autres questions, la situation politique nationale.
Le Secrétariat a rappelé les différentes positions exprimées avec la coalition « Jubbanti » (27 février) et le front « Péncu Askan wi » (1er et 12 mars), suite aux présidentielles. Toutes ces déclarations ont souligné avec force le caractère frauduleux des élections du 25 février 07, appelé au rejet des résultats des présidentielles et formulé des revendications précises autour des axes suivants :
- l’annulation des résultats frauduleux du scrutin du 25 février,
- le « déparasitage » du fichier électoral,
- la correction des distorsions du processus électoral,
- la démission du Ministre de l’Intérieur, Ousmane NGOM,
- la reconvocation du collège électoral pour la présidentielle et les législatives avant le début de l’hivernage,
- le rétablissement sur les listes électorales de tous les omis, la distribution effective des cartes d’électeurs à leurs ayants droit,
- etc….
Tous les éléments de soupçon décelés la veille de la campagne électorale et exposés par les experts de l’opposition (possibilité d’inscriptions multiples, le refus par le gouvernement de laisser examiner la boîte noire, le refus par le gouvernement de faire figurer les photos sur les registres électoraux) se sont confirmés dans les faits comme des éléments constitutifs d’une fraude planifiée.
Pire l’organisation matérielle a été entachée d’irréguralités et de distorsions comme des éléments constitutifs d’une fraude programmée, à l’avance. Le calibrage du nombre de votants par bureau de vote, 800, est un élément induisant la prolongation nécessaire du vote au-delà de l’heure normale de fermeture. Car pour 800 électeurs, si chaque électeur prend 2 mn pour voter, cela fait 26h. Là où les électeurs militaires et paramilitaires ont deux jours pour voter, les civils beaucoup plus nombreux doivent se contenter d’une journée.
Voilà pourquoi, au niveau du Rta-S nous estimons que la position juste et conséqquente est celle du boycott des législatives si les conditions qui ont prévalu dans la présidentielle restent en l’état. Car aller dans ces élections avec ces conditions, c’est cautionner une forfaiture que nous avons condamnée et pour laquelle nous sommes déjà largement avertis par la Présidentielle.<>p
Nous sommes convaincus que Wade veut se donner les moyens d’avoir pour ces législatives les 3/5ième des sièges lui permettant d’avoir les coudées franches pour positionner de manière constitutionnelle son fils.
Le Rta-S décide donc de s’impliquer dans la dynamique de l’opposition pour le boycott actif des législatives et lance un appel à ses sympathisants et aux masses à soutenir activement cette dynamique.
Pour être productive et véritablement populaire, cette option devrait, à notre avis, articuler les questions démocratiques aux exigences et préoccupations sociales des masses populaires.
Dakar, le 06 Avril 2007
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