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Pencoo

 

Communique de presse du 6 octobre 2005
 
Notre pays le Sénégal traverse une période des plus sombres de son histoire avec la faillite morale et politique du régime pro libéral de A. Wade empêtré jusqu’au coup dans des scandales financiers à répétition avec notamment l’affaire des 17 milliards des « CHANTIERS DE THIES » impliquant l’ancien premier ministre I. Seck emprisonné, Salif Bâ ex-ministre de l’habitat emprisonné, l’actuel ministre de l’économie et des finances A. Diop, l’affaire « Karim Wade », fils du président de la république cité dans une affaire de transfert de dizaines de milliards hors du pays.

Alors que le pays reste suspendu à une justice emmurée et manifestement sous la coupe réglée de l’exécutif, la sortie fracassante de l’inspectrice générale N. Ngom Kéita sur les ondes de Walf FM pour prendre à témoin l’opinion devant les menaces dont elle serait victime tout en accusant le ministre de l’économie et des finances d’être le principal responsable du détournement des milliards des chantiers de Thies et d’avoir tenté de la corrompre, est venue rendre plus confuse une situation où à vrai dire, personne ne sait qui tire les ficelles.

Tout le Sénégal médusé se tient la tête devant l’enchaînement vertigineux de tels scandales qui ont fini de montrer qu’en réalité, c’est le Président de la République lui-même qui devrait être entendu devant la Haute Cour de justice pour avoir été le seul responsable des décisions politiques qui ont abouti à ces crimes économiques, au moment où plus de 60% de nos compatriotes survivent avec moins de 1000f /jour ; et pour avoir discrédité toutes les institutions de la République quand on considère la série de scandales qui ont secoué le pays depuis son accession au pouvoir.

L’affairisme érigé en méthode de gouvernement ; la corruption tous azimuts de secteurs entiers de l’économie nationale à travers des passations de marchés surfacturées et par entente directe, l’achat de conscience des forces sociales et des jeunes à coups de millions ; la manipulation politique, l’officialisation de la transhumance politique pour recycler les fossoyeurs de notre économie constituent autant de viols permanents de la conscience nationale, un pervertissement des mœurs politiques et une invite malsaine à notre jeunesse à célébrer des contre valeurs.

ALORS QUE WADE ET LES LIBERAUX FESTOIENT ET PILLENT LE PAYS, LE PEUPLE CROUPIT DANS LES EAUX A GUINAW RAIL ET THIAROYE, ETC.!!!

Alors que le choléra continue de décimer les populations (de 5 cas/jour à l’hôpital Fann, on en est à plus de 50 cas par jour) ; la lutte à mort entre différentes factions du régime de Wade continue de plus belle : dénonciations ; chantages, marchandages et manipulations des institutions restent la règle de conduite. Alors que plus de 6.000 familles ont tout perdu dans les inondations, alors que les sapeurs pompiers de la capitale ne disposent pas de motos pompe pour évacuer les eaux stagnantes, encore moins de mousse anti-feu au point de se faire secourir par les français, WADE continue ses pérégrinations futiles et ruineuses pour le pays, à la recherche de médailles et d’honneurs.

Au moment où l’état et la SENELEC restent incapable de fournir de l’électricité aux hôpitaux et aux millions de foyers à cause de factures impayées, les Industries Chimiques du Sénégal (ICS), un des fleurons de l’économie nationale avec 120 milliards de chiffre d’affaire en 2001-2002 et 2090 employés est dans l’œil du cyclone, avec un trou de 90 milliards comme résultat d’une gestion calamiteuse. L’Inde qui détient déjà 24,27% du capital vient de rater sa première tentative de contrôle de l’entreprise, mais pour combien de temps celle-ci résistera-t-elle face à l’incurie gouvernementale. Déjà des sociétés de sous-traitance de la main d’œuvre n’arrivent plus à payer les salaires des travailleurs sacrifiés. Qu’en sera-t-il pour ceux permanents de Mbao et de Taïba dans quelques mois ?

La situation des ex-agents de la Sotrac dont l’entreprise a été mise à genoux par notre propre Etat rappelle bien celle des ICS et de la SENELEC : c’est à se demander si ce n’est pas notre état qui organise la faillite et le sabordage de nos structures de production, pour pouvoir justifier leur bradage aux multinationales. En tout état de cause, il est temps de sonner l’alerte sur la vente programmée des ICS et de la SENELEC !

Le Secrétariat politique de RTA/S

- Fustige l’irresponsabilité gouvernementale face aux multiples périls qui guettent le pays,

- Dénonce les projets de liquidation du patrimoine national en préparation avec le bradage prochain de la SENELEC et des ICS,

- Exhorte l’ensemble des forces patriotiques, particulièrement celles se réclamant de l’idéal de gauche à se mobiliser autour des préoccupations populaires et à se donner la main pour parer à toutes les éventualités, y compris celle d’un chaos national

Dakar, le 6 Octobre 2005

 
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