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Le Secrétariat politique du Rta-S, réuni en sa séance hebdomadaire, le 06 novembre 2005, a examiné à son ordre du jour, entre autres questions, la situation politique nationale et a décidé d’adresser trois questions écrites a Président de l’Assemblée nationale et par ce biais à toute la représentation parlementaire.
Mr Le Président de l’Assemblée Nationale, Messieurs et Mesdames les députés ! Notre parti, informé du vote de la loi rectificative des Finances, voudrait vous saisir et à travers vous, saisir toute la représentation parlementaire, autour des questions suivantes :
1- Question sur la situation des agents de l’ex-SOTRAC
Les travailleurs de l’ex-SOTRAC se sont vu interdire, le 27 octobre, l’organisation d’une marche pacifique déclarée, pour exprimer leur mécontentement devant une situation dramatique qui dure depuis sept (7) ans avec son cortège de malheurs : 562 cas de décès, 68 cas de dépression et 800 cas de dislocation de familles.
Pourquoi, quand ces travailleurs veulent simplement exercer leurs droits citoyens, le gouvernement de Wade refuse-t-il ?
Ces travailleurs attendent toujours le paiement de leurs droits reconnus par la Cour des comptes : 81 mois de différentiel de salaire, 29 mois de service minimum, l’indemnité spéciale équivalant à un mois de salaire, les dommages et intérêts, etc. Pourquoi le gouvernement de Wade refuse-t-il de s’acquitter de ses obligations envers ces citoyens, alors que le délai de liquidation de trois (3) ans est largement dépassé ?
Nous vous rappelons, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Messieurs et Mesdames les députés que les préoccupations du Rta-S demeurent le respect des droits et liberté des travailleurs de l’ex-Sotrac et l’acquittement de leurs droits et la tenue des promesses faites à leur endroit.
2- Question sur la situation aux ICS
Les Industries Chimiques du Sénégal (ICS), un des fleurons de l’économie nationale avec 120 milliards de chiffre d’affaire en 2001-2002 sont dans l’œil du cyclone, avec un trou de 90 milliards comme résultat d’une gestion calamiteuse. Il s’y ajoute une ardoise de 225 milliards auprès des banques et fournisseurs.
On a parlé de facteurs exogènes pour expliquer une telle situation (coût des facteurs de production, de la baisse du dollar, etc.). Mais il est avéré, de l’avis même de Directeur financier de la société que la gestion n’a pas été des plus rigoureuses : non respect des règles de comptabilité, pertes cumulées dues à des ventes à perte estimées à des milliards sur les marchés d’engrais et de produits phytosanitaires avec des malversations.
Qu’est-ce que le Ministre de l’industrie et le gouvernement de Wade attendent pour faire la lumière sur cette affaire ?
Les spécialistes avaient préconisé une recapitalisation comme solution, et
L’Inde qui détient déjà 24,27% du capital se disait prêt à injecter 50 milliards de francs. Le gouvernement s’était engagé dans cette voie. Mais depuis, le processus est bloqué. Qu’est-ce que le Ministre de l’Industrie et le gouvernement de Wade envisagent de faire ? L’argent dilapidé dans la consommation d’un train de vie dispendieux pourrait sûrement servir à renflouer les ICS.
Nous vous rappelons, Monsieur le Président de l’Assemblée National, Messieurs et Mesdames les députés, que les préoccupations essentielles du Rta-S demeurent la sauvegarde des ICS dans le patrimoine national et la sécurisation des emplois et la préservation des intérêts des travailleurs, 2.500 travailleurs permanents et 1.000 journaliers
3-Question sur AMA-Sénégal
Devant le constat d’échec de la société s’occupant des ordures, le gouvernement a décidé de résilier le contrat avec Ama-Alcyon. Mais l’on a noté, ces derniers temps, un retour à petits pas de Ama-Alcyon. Or, rien n’a changé dans la situation à laquelle les populations sont confrontées face aux ordures qui polluent leur vie et compromettent leur santé.
Le ministre de l’environnement et le gouvernement de Wade doivent tirer au clair la situation du marché gagné par Ama-Alcyon, depuis la signature du contrat en 2001 et qui lui a fait gagner près de 24 milliards de nos francs.
Est-il admissible que l’on fasse revenir Ama-Alcyon après l’escroquerie avérée dont l’Etat a été victime ?
Est-il admissible que sur une telle question des ordures posant un problème d’hygiène et de salubrité publique que l’Etat hésite un seul instant ?
Est-il admissible que sur une telle question maîtrisée par des techniciens sénégalais et avec l’expérience des anciens travailleurs de la SIAS que l’Etat puisse laisser ce marché à des étrangers ?
Nous vous rappelons, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Messieurs et Mesdames les députés que la préoccupation essentielle du Rta-S est la collecte régulière des ordures partout, la préservation de l’emploi pour les travailleurs de Ama-Alcyon, la sauvegarde d’une telle activité génératrice de revenus entre les mains de sociétés nationales.
Je vous rappelle que le Rta-S est opposé à toute manipulation tendant à faire bénéficier par un gré à gré un marché d’une valeur de 80 milliards à des amis dans une option de détournement partisan et de pàccoo des deniers publics.
Nous vous assurons, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Messieurs et Mesdames les députés, de l’attachement du Rta-S à l’option du : RÉEW DAÑ KOY PÉNCOO, KEN DU KO PÀCCOO.
Dakar, le 9 novembre 2005
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