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VISITE A NEW YORK DE ELHADJI MOMAR SAMB COORDONNATEUR NATIONAL DU RTA-S :

Momar Sambe face aux Emigrés de New York dénonce l’hypocrisie de l’O.C.I et appelle la diaspora à participer aux Assises Nationales du F.S.S.

Ce dimanche 16 mars, la Fédération USA du Rta/S a organisé une conférence publique animée par le coordinateur national du parti de passage à New York, après sa mission à Washington D.C.

Devant une cinquantaine de personnes, la conférence a débuté par un récital de poèmes en Wolof de son recueil intitulé « Ruu Yu Mar » (Ames assoiffées). Tour à tour, les responsables de la fédération et l’auteur ont dit des poèmes en wolof. Une manière de signifier au public l’importance de la culture et de l’utilisation des langues nationales, dans le processus de conscientisation du peuple.

Sans détour, M.Sambe a qualifié le sommet de l’OCI de scandaleux avec ses dépenses ostentatoires : des chantiers de près de 350 milliards, la location d’un bateau de luxe à 8 milliards pour 8 jours (soit 1 milliard par jour), dans un pays où les populations meurent de faim, où les jeunes, sans espoir aucun, se jettent dans la mer pour chercher ailleurs un avenir meilleur, où les paysans se débattent contre la soudure, où les étudiants qui ne demandent qu’à suivre les cours à partir d’écrans géants, s’arment de pierres pour se défendre contre les grenades lacrymogènes des policiers. C’est scandaleux et inadmissible ! Surtout quand, Balde, Secrétaire général de l’Anoci, interrogé sur la location du bateau, rétorquait pour se justifier, que le Sénégal allait en tirer des profits. Or, à l’arrivée, c’est moins de la moitié des cabines qui a été occupée, et… gratuitement. C’est la même attitude que nous retrouvons chez sa majesté A.Wade qui nous a habitué à dire des contre vérités (avion présidentiel, l’accusation de I.Seck, etc.).

Le tour d’horizon de Momar Sambe sur la situation de crise structurelle du pays n’a pas souffert d’un manque de faits et de statistiques. Il en a fourni beaucoup pour appuyer son analyse. Le cas des Ics bradées a 45 milliards, le cas de la Sonatel dont l’Etat veut brader sa part du capital (26,67%), etc.

C’est ce qu’il a également fait pour justifier la position de boycott du Rta-S face aux élections locales prévues pour le 18 mai et reporté par le pouvoir en 2009. Les révélations et recommandations de la CENA (commission électorale nationale autonome) à propos de l’état du fichier électoral, des inscriptions multiples, de la non identification de la résidence des électeurs et du transfert de ceux-ci que cela peut entraîner ; tout cela a fait l’objet d’explications très claires, pour justifier la position du parti de ne pas participer à la farce électorale de mai que Wade et ses sujets nous préparaient. "> Après cet exposé d’une trentaine de minutes, une vingtaine d’intervenants ont pris la parole pour apporter un témoignage sur la constance et la pertinence des positions de M. Sambe et du parti. Tous ont déploré la situation du Sénégal où prospère une nouvelle classe de riches au pouvoir devant une pauvreté inestimable. Certains ont exprimé avec insistance leur souhait que le Rta-S participe aux joutes électorales à venir comme pour dire qu’ils veulent des représentants dignes et à qui ils peuvent faire confiance.

Mr. Sambe et le RTA-S ont aussi été interpellés, lors de la conférence, sur l’unité de la gauche. Face aux agressions multiples du régime de Wade et à la situation de crise que vit le peuple, les participants ont voulu savoir la position du parti et ses propositions de sortie de crise. La question du dauphinat rampant a aussi été soulevée.

Sur les Assises Nationales, Momar Sambe a réitéré l’appel du Front Siggil Senegaal pour que ce moment de rencontre de toutes les forces qui aspirent au changement soit également celui des émigrés. Qu’ils y prennent part sous une forme ou une autre ! Car, dira-t-il, il est temps qu’on cesse de croire que le changement véritable viendra des partis politiques. Tant que le peuple n’est pas éveillé par une prise de conscience qui lui fait prendre son destin en main, les choses resteront en l’état.

L’appel ira aussi à l’endroit des talibés et religieux de toutes obédiences qui doivent interpeller leurs marabouts ou prêtres sur leur silence complice envers le régime de Wade. Celui-ci tente toujours de les manipuler en leur offrant des millions, des 4 X 4, des Mercedes alors qu’au même moment, à cause de ses politiques, les populations des villes comme des campagnes sont plongées dans la misère la plus noire.

Elhadji Momar Sambe a terminé la conférence par une séance de dédicaces de ses oeuvres : le roman « Ces dames de silex », le recueil de poèmes en wolof « Ruu Yu Mar » et la pièce de théatre en wolof traitant de la polygamie « Kujjee ».